BLACK ELK ET MOI
par Nadine
23 décembre 2000
23 décembre 2000
Comment est-il possible de se retrouver dans le corps d'un chef Amérindien, de ressentir toutes les dimensions d'un homme lorsque l'on est une femme, de se découvrir habillée de vêtements indiens, chaussée de mocassins, lorsque l'on est une occidentale ?
C'est pourtant ce qui m'est arrivé en cette journée d'hiver peu commune, lors d'un banal soin énergétique. Quels mots mettre sur la nature de cette expérience ? Que s'est-il réellement passé ce jour là ? Deux ans après, il m'est toujours impossible de me l'expliquer.
Mais ce jour là, alors qu'un ami me faisait un soin énergétique, je me suis retrouvée dans le corps d'un chef Amérindien, nommé Black Elk. Je ne sentais plus celui de Nadine, femme blanche. J'étais dans le corps d'un indien, dans le corps d'un homme dont je pouvais ressentir toutes les dimensions. C'était bien le corps d'un homme, aucun doute là dessus, de la tête aux pieds.
Cela faisait un an et demi que j'avais découvert une partie de la culture Amérindienne, à travers les enseignements d'un chaman appelé Bison Noir. Les différentes cérémonies, la hutte à sudation, les quêtes de vision, alliées au travail de psychologue de Bison Noir avaient non seulement engendré une profonde transformation de mon être, mais m'avaient révélé une sensation de vraie vie, sans que je puisse véritablement définir ce que pouvait être la vraie vie.
Le son des tambours lors des cérémonies avaient en tous cas réveillé quelque chose que je sentais plus vrai, plus authentique, que tout ce que j'avais pu découvrir dans notre société occidentale. Quelque chose qui me faisait me sentir toujours plus vivante.
Mais quand après un incroyable dialogue avec Black Elk, il m'a dit que mon travail consisterait à transmettre et enseigner à travers la tradition Amérindienne, cela m'a paru surréaliste. Nous étions presque au vingt et unième siècle et je n'avais pas du tout envie de rejouer aux cow-boys et aux indiens.J'avais dans l'idée de me mettre à mon compte comme guérisseuse, sûrement pas comme enseignante d'une tradition que je ne connaissais pas.
Ce même jour, une hutte à sudation avait eu lieu à Chambéry. C'est dans cette hutte que j'y ai eu ma première vision. Un cercle de vieux sages indiens, assis, qui m'incitaient à me joindre à eux à une place laissée libre. Encore plus surréaliste !
Un mois plus tard, l'ami qui m'avait fait le soin énergétique est revenu chez moi. Il m'a demandé si j'accepterais une nouvelle séance afin d'accéder aux connaissances de Black Elk. Cet ami s'intéressait aussi aux Amérindiens.
Avant ce jour du mois de décembre, je n'avais jamais entendu parler de Black Elk. Mais curieusement, j'avais retrouvé deux livres chez moi, dans lesquels il était question de son histoire. Je ne les avais pas lus. Mais Black Elk y était décrit un peu comme un saint homme, et cela flattait beaucoup mon petit ego.
Aussi, c'est avec plaisir que j'ai accepté la proposition de mon ami. Mais je n'allais pas tarder à déchanter. Car dés le début de la séance, j'ai eu la vision de Black Elk, recroquevillé sur lui-même, pleurant de désespoir sur le massacre de son peuple, et incapable de parler comme cela avait été le cas lors de la première séance. Et pendant plus d'une heure, je n'ai su que pleurer, son désespoir était aussi le mien. Je ne ressentais que son incroyable détresse et je savais qu'aucune connaissance ne serait accessible tant que l'insupportable douleur qui lui broyait le cour ne serait pas libérée.
J'avais appris à travailler sur moi, appris à regarder en face mes souvenirs passés douloureux qui m'empêchaient de vivre pleinement. Je ne savais pas ce que je devais faire avec cet homme et sa détresse, mais j'avais le sentiment qu'il me fallait travailler avec sa mémoire comme je l'avais fait pour moi-même.
Aussi, dans les jours, les semaines, les mois suivants, c'est ce que j'ai entrepris. Et séance après séance, j'ai retrouvé le vécu de cet homme, sa détresse, ses colères, son impuissance, ses révoltes, son amertume, les visions de guerre, de massacre. La destruction d'un peuple libre, la destruction d'une nation..
Ce faisant, je voyais ce qui avait été la force de ce peuple mais aussi ce qui en avait fait sa faiblesse. Un peuple libre, fort, sain, fier, mais dont les tribus n'étaient pas unies. Si cela avait été le cas, les hommes blancs n'auraient jamais pu prendre le pouvoir, ils n'auraient jamais pu les enfermer dans des réserves.
A ressentir les connaissances de cet homme, sa sagesse, sa reliance avec la vie et la nature, il est venu un moment où j'ai eu honte d'être une femme blanche. Honte que des hommes de même couleur de peau que la mienne aient pu contribuer à cette destruction, à cet anéantissement.
Puis, je me suis sentie littéralement, coupée en deux.
D'un coté, un homme qui savait ce qu'était la vraie vie, d'un autre, une femme occidentale ballottée dans un monde matérialiste et insipide. Lui savait que la vie résidait en toute chose, en tout être, en tout élément. Einstein aussi le savait, à sa manière.
C'est ce que j'avais appris à l'école, sans en avoir, ni vu, ni compris l'incidence pour mon quotidien. Ce que Einstein a appelé énergie, Black Elk l'appelait la vie, mais la résultante en est la même. Il savait écouter les enseignements du soleil, du vent, de la pluie, de l'orage et du tonnerre. Il connaissait la richesse et la valeur de la terre et de l'eau. Il savait la puissance de vie d'un brin d'herbe.
Il savait reconnaître les dons et les cadeaux de la nature. Il savait reconnaître et respecter l'animal qui offrait sa vie pour en nourrir d'autres. Il connaissait la valeur et la portée de la parole et des mots.
C'était un être vivant qui savait voir la vie là où nous les occidentaux voyons des objets morts, des animaux sans âme et sans conscience des arbres figuratifs, des plantes décoratives. Et ils ont été traités de sauvages.
Grâce à tout ce travail, j'ai découvert le véritable sens des mots respect et gratitude. Je me demandais bien ce qu'un homme de cette dimension venait faire dans un corps de femme blanche, occidentale qui plus est. J'ai fini par comprendre que dans le contexte des grandes lois de l'univers, il lui fallait expérimenter une vie de blanc pour comprendre, accepter et pardonner
ce qui avait pu conduire les hommes blancs à envahir leurs territoires.
Et dans une société occidentale dans laquelle il est interdit aux hommes de pleurer, seul un corps de femme pouvait lui permettre de libérer ses émotions non exprimées, non verbalisées, parce qu'un chef se devait de se montrer fort et n'avait pas le droit de montrer ses faiblesses.
Ainsi, petit à petit, lui m'a aidée à intégrer ce que pouvait être la vraie vie, sans limite, sans jugements, dans le respect d'autrui. Il m'a montré la liberté d'être. Et moi, je l'ai aidé à se libérer d'un fardeau pesant, appris à entendre sa souffrance, aidé à apprécier l'alcool sur lequel il avait tant de jugements, mais que son estomac ne pouvait accepter.
Il avait le sentiment d'avoir contribué à la perte d'identité de son peuple, en l'incitant à adhérer aux principes des blancs, avec entre autre la religion catholique. Je l'ai aidé à dépasser ce sentiment, en le mettant en face de sa véritable intention. Faire en sorte que les massacres arrêtent, et pour ce faire, il n'avait guère d'autre choix que celui qu'il s'était imposé. Il m'a aidée à voir la souffrance de la terre, à la comprendre et à voir que les hommes sont porteurs de cette même souffrance, mais qu'ils n'en sont pas conscients. Il m'a montré la véritable histoire de la terre. Il m'a appris à aimer l'odeur du cèdre et de la sauge, à sentir l'esprit d'un feu de hutte à sudation, à jouer avec lui.
Il n'est pas question pour moi de faire de l'indianisme fétichiste. Cependant, aujourd'hui, je sais que beaucoup d'indiens sont réincarnés dans des corps de blancs, pour les mêmes raisons que les miennes. Je ne peux que remercier un homme tel que Bison Noir, qui au travers de son travail avec les cérémonies Amérindiennes, et sa connaissance de la psychologie des blancs, m'a aidée aussi, à intégrer ces deux dimensions.
Je n'ai pas l'intention de vivre dans un tipi, j'apprécie trop le confort et le chauffage central.
Je n'ai pas besoin d'aller ni à la chasse, ni à la pêche, pour me nourrir. Malgré tout, et aussi grâce aux travaux d'Einstein, je sais remercier le supermarché, le transporteur, l'agriculteur, lorsque la nourriture m'arrive sur la table. En les remerciant, je remercie, tel Black Elk, et je peux ressentir l'incidence de ma gratitude sur la nourriture, qui, puisque tout est énergie comme l'a si bien dit Einstein, comble les besoins de reconnaissance et d'amour au niveau énergétique et inconscient de tous ceux qui sont intervenus pour que cette nourriture m'arrive. Je sais aussi remercier pour l'eau chaude de la douche, pour l'électricité qui m'éclaire et qui alimente ma chaîne stéréo et mon ordinateur. Par le fait, j'alimente des égrégors de paix et je m'efforce de contre carrer ceux qui pensent énergie de guerre. Car derrière ces énergies là, il n'y a que de la souffrance qu'il nous appartient de dépasser et d'aimer.
Encore une fois, il ne m'appartient d'alimenter l'indianisme comme un summum de vie, mais comme une perspective de développement de vie et de reliance à la véritable liberté de l'être humain. Je n'ai pas envie de n'être cataloguée que comme un numéro de sécurité sociale ou de compte bancaire, mais comme un individu responsable de ses choix et de son mode de vie, ni victime, ni bourreau et encore moins tributaire d'un système. Quelque part, ce travail, cette tradition m'ont ramenée à la vie, à la vraie vie.
C'est pourtant ce qui m'est arrivé en cette journée d'hiver peu commune, lors d'un banal soin énergétique. Quels mots mettre sur la nature de cette expérience ? Que s'est-il réellement passé ce jour là ? Deux ans après, il m'est toujours impossible de me l'expliquer.
Mais ce jour là, alors qu'un ami me faisait un soin énergétique, je me suis retrouvée dans le corps d'un chef Amérindien, nommé Black Elk. Je ne sentais plus celui de Nadine, femme blanche. J'étais dans le corps d'un indien, dans le corps d'un homme dont je pouvais ressentir toutes les dimensions. C'était bien le corps d'un homme, aucun doute là dessus, de la tête aux pieds.
Cela faisait un an et demi que j'avais découvert une partie de la culture Amérindienne, à travers les enseignements d'un chaman appelé Bison Noir. Les différentes cérémonies, la hutte à sudation, les quêtes de vision, alliées au travail de psychologue de Bison Noir avaient non seulement engendré une profonde transformation de mon être, mais m'avaient révélé une sensation de vraie vie, sans que je puisse véritablement définir ce que pouvait être la vraie vie.
Le son des tambours lors des cérémonies avaient en tous cas réveillé quelque chose que je sentais plus vrai, plus authentique, que tout ce que j'avais pu découvrir dans notre société occidentale. Quelque chose qui me faisait me sentir toujours plus vivante.
Mais quand après un incroyable dialogue avec Black Elk, il m'a dit que mon travail consisterait à transmettre et enseigner à travers la tradition Amérindienne, cela m'a paru surréaliste. Nous étions presque au vingt et unième siècle et je n'avais pas du tout envie de rejouer aux cow-boys et aux indiens.J'avais dans l'idée de me mettre à mon compte comme guérisseuse, sûrement pas comme enseignante d'une tradition que je ne connaissais pas.
Ce même jour, une hutte à sudation avait eu lieu à Chambéry. C'est dans cette hutte que j'y ai eu ma première vision. Un cercle de vieux sages indiens, assis, qui m'incitaient à me joindre à eux à une place laissée libre. Encore plus surréaliste !
Un mois plus tard, l'ami qui m'avait fait le soin énergétique est revenu chez moi. Il m'a demandé si j'accepterais une nouvelle séance afin d'accéder aux connaissances de Black Elk. Cet ami s'intéressait aussi aux Amérindiens.
Avant ce jour du mois de décembre, je n'avais jamais entendu parler de Black Elk. Mais curieusement, j'avais retrouvé deux livres chez moi, dans lesquels il était question de son histoire. Je ne les avais pas lus. Mais Black Elk y était décrit un peu comme un saint homme, et cela flattait beaucoup mon petit ego.
Aussi, c'est avec plaisir que j'ai accepté la proposition de mon ami. Mais je n'allais pas tarder à déchanter. Car dés le début de la séance, j'ai eu la vision de Black Elk, recroquevillé sur lui-même, pleurant de désespoir sur le massacre de son peuple, et incapable de parler comme cela avait été le cas lors de la première séance. Et pendant plus d'une heure, je n'ai su que pleurer, son désespoir était aussi le mien. Je ne ressentais que son incroyable détresse et je savais qu'aucune connaissance ne serait accessible tant que l'insupportable douleur qui lui broyait le cour ne serait pas libérée.
J'avais appris à travailler sur moi, appris à regarder en face mes souvenirs passés douloureux qui m'empêchaient de vivre pleinement. Je ne savais pas ce que je devais faire avec cet homme et sa détresse, mais j'avais le sentiment qu'il me fallait travailler avec sa mémoire comme je l'avais fait pour moi-même.
Aussi, dans les jours, les semaines, les mois suivants, c'est ce que j'ai entrepris. Et séance après séance, j'ai retrouvé le vécu de cet homme, sa détresse, ses colères, son impuissance, ses révoltes, son amertume, les visions de guerre, de massacre. La destruction d'un peuple libre, la destruction d'une nation..
Ce faisant, je voyais ce qui avait été la force de ce peuple mais aussi ce qui en avait fait sa faiblesse. Un peuple libre, fort, sain, fier, mais dont les tribus n'étaient pas unies. Si cela avait été le cas, les hommes blancs n'auraient jamais pu prendre le pouvoir, ils n'auraient jamais pu les enfermer dans des réserves.
A ressentir les connaissances de cet homme, sa sagesse, sa reliance avec la vie et la nature, il est venu un moment où j'ai eu honte d'être une femme blanche. Honte que des hommes de même couleur de peau que la mienne aient pu contribuer à cette destruction, à cet anéantissement.
Puis, je me suis sentie littéralement, coupée en deux.
D'un coté, un homme qui savait ce qu'était la vraie vie, d'un autre, une femme occidentale ballottée dans un monde matérialiste et insipide. Lui savait que la vie résidait en toute chose, en tout être, en tout élément. Einstein aussi le savait, à sa manière.
C'est ce que j'avais appris à l'école, sans en avoir, ni vu, ni compris l'incidence pour mon quotidien. Ce que Einstein a appelé énergie, Black Elk l'appelait la vie, mais la résultante en est la même. Il savait écouter les enseignements du soleil, du vent, de la pluie, de l'orage et du tonnerre. Il connaissait la richesse et la valeur de la terre et de l'eau. Il savait la puissance de vie d'un brin d'herbe.
Il savait reconnaître les dons et les cadeaux de la nature. Il savait reconnaître et respecter l'animal qui offrait sa vie pour en nourrir d'autres. Il connaissait la valeur et la portée de la parole et des mots.
C'était un être vivant qui savait voir la vie là où nous les occidentaux voyons des objets morts, des animaux sans âme et sans conscience des arbres figuratifs, des plantes décoratives. Et ils ont été traités de sauvages.
Grâce à tout ce travail, j'ai découvert le véritable sens des mots respect et gratitude. Je me demandais bien ce qu'un homme de cette dimension venait faire dans un corps de femme blanche, occidentale qui plus est. J'ai fini par comprendre que dans le contexte des grandes lois de l'univers, il lui fallait expérimenter une vie de blanc pour comprendre, accepter et pardonner
ce qui avait pu conduire les hommes blancs à envahir leurs territoires.
Et dans une société occidentale dans laquelle il est interdit aux hommes de pleurer, seul un corps de femme pouvait lui permettre de libérer ses émotions non exprimées, non verbalisées, parce qu'un chef se devait de se montrer fort et n'avait pas le droit de montrer ses faiblesses.
Ainsi, petit à petit, lui m'a aidée à intégrer ce que pouvait être la vraie vie, sans limite, sans jugements, dans le respect d'autrui. Il m'a montré la liberté d'être. Et moi, je l'ai aidé à se libérer d'un fardeau pesant, appris à entendre sa souffrance, aidé à apprécier l'alcool sur lequel il avait tant de jugements, mais que son estomac ne pouvait accepter.
Il avait le sentiment d'avoir contribué à la perte d'identité de son peuple, en l'incitant à adhérer aux principes des blancs, avec entre autre la religion catholique. Je l'ai aidé à dépasser ce sentiment, en le mettant en face de sa véritable intention. Faire en sorte que les massacres arrêtent, et pour ce faire, il n'avait guère d'autre choix que celui qu'il s'était imposé. Il m'a aidée à voir la souffrance de la terre, à la comprendre et à voir que les hommes sont porteurs de cette même souffrance, mais qu'ils n'en sont pas conscients. Il m'a montré la véritable histoire de la terre. Il m'a appris à aimer l'odeur du cèdre et de la sauge, à sentir l'esprit d'un feu de hutte à sudation, à jouer avec lui.
Il n'est pas question pour moi de faire de l'indianisme fétichiste. Cependant, aujourd'hui, je sais que beaucoup d'indiens sont réincarnés dans des corps de blancs, pour les mêmes raisons que les miennes. Je ne peux que remercier un homme tel que Bison Noir, qui au travers de son travail avec les cérémonies Amérindiennes, et sa connaissance de la psychologie des blancs, m'a aidée aussi, à intégrer ces deux dimensions.
Je n'ai pas l'intention de vivre dans un tipi, j'apprécie trop le confort et le chauffage central.
Je n'ai pas besoin d'aller ni à la chasse, ni à la pêche, pour me nourrir. Malgré tout, et aussi grâce aux travaux d'Einstein, je sais remercier le supermarché, le transporteur, l'agriculteur, lorsque la nourriture m'arrive sur la table. En les remerciant, je remercie, tel Black Elk, et je peux ressentir l'incidence de ma gratitude sur la nourriture, qui, puisque tout est énergie comme l'a si bien dit Einstein, comble les besoins de reconnaissance et d'amour au niveau énergétique et inconscient de tous ceux qui sont intervenus pour que cette nourriture m'arrive. Je sais aussi remercier pour l'eau chaude de la douche, pour l'électricité qui m'éclaire et qui alimente ma chaîne stéréo et mon ordinateur. Par le fait, j'alimente des égrégors de paix et je m'efforce de contre carrer ceux qui pensent énergie de guerre. Car derrière ces énergies là, il n'y a que de la souffrance qu'il nous appartient de dépasser et d'aimer.
Encore une fois, il ne m'appartient d'alimenter l'indianisme comme un summum de vie, mais comme une perspective de développement de vie et de reliance à la véritable liberté de l'être humain. Je n'ai pas envie de n'être cataloguée que comme un numéro de sécurité sociale ou de compte bancaire, mais comme un individu responsable de ses choix et de son mode de vie, ni victime, ni bourreau et encore moins tributaire d'un système. Quelque part, ce travail, cette tradition m'ont ramenée à la vie, à la vraie vie.

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